Solidarité

On distingue en droit français la solidarité active et la solidarité passive.
La première, dotée d’un intérêt pratique très limité puisque risquée pour les créanciers, est la situation au cours de laquelle un débiteur est face, pour une seule et même obligation, à plusieurs créanciers pouvant prétendre à la perception de l’entière dette.
La solidarité passive, beaucoup plus fréquente, est, quant à elle, la situation au cours de laquelle plusieurs débiteurs principaux sont amenés à répondre d’une même dette, afin de prémunir le créancier contre les inconvénients de la division des poursuites. Elle résulte du caractère conjoint de la dette, lequel est déterminé par la Loi ou par convention entre les débiteurs et le créancier.
Cette seconde solidarité doit être distinguée de la condamnation in solidum.

Voir également : « in solidum »